04Dec2022

Appel aux bénévoles

Contact

110, av. Gasekebuye

info@apedec.bi

+257 79 40 47 96

SANTÉ

Santé Mentale et Physique

1. Assistance Psychosociale

LA NECESSITE DE PRISE EN CHARGE PSYCHOSOCIALE

APEDEC opère dans un contexte  de pauvreté, de maladie,  d’instabilité familiale, d’absence de parents, et présentant des difficultés énormes aux enfants/jeunes. Dans ce cas,  il y a difficultés de subvenir aux besoins des enfants pour une prise en charge appropriée parce que  les options relatives aux moyens de subsistance se sont réduites. D’un côté, l’absence des parents crée un vide affectif et un manque de moyens de survie. Ce qui demande de faire recours aux substituts parentaux qui peuvent être des individus ou des groupes à vocation de protection des enfants comme APEDEC pour assurer le minimum de prise en charge globale. D’un autre côté, même si les parents existent encore mais expérimentant une détresse quelconque, ceci affecte et impacte clairement le bien-être de leurs enfants.

La perturbation et les changements du rythme de vie quotidienne, la séparation soudaine et brutale de la famille, des amis, et des lieux familiers, le manque de la personne de confiance à qui il faut confier les soucis,  aussi bien que les autres risques relatifs à la protection de l’enfance peuvent avoir un impact colossal sur le bien-être psychosocial des enfants.

 APEDEC est consciente que tous les enfants ont droit à la protection et à la prise en charge nécessaires à leur bien-être (Convention sur les Droits de l’Enfant

art.3). Les enfants orphelins de la guerre ou à cause du VIH/Sida ou ceux  qui ont été témoins d’évènements traumatisants pendant un conflit  ou qui ont été victimes d’abus, d’exploitation, ou de négligence ont droit au rétablissement psychologique et physique et à la réinsertion sociale dans un environnement favorable à la santé, à l’estime de soi et à la dignité de l’enfant (art. 39). C’est pourquoi il est fondamental qu’APEDEC met en œuvre les mesures nécessaires pour préserver et améliorer le bien-être des enfants orphelins et autres enfants vulnérables ( OEVs) , en appliquant une approche transversale du soutien psychosocial dans tous les aspects de sa mission. APEDEC se donne comme but de mitiger les risques immédiats et à long terme et leurs conséquences sur la santé mentale et sur le bien-être psychosocial des enfants/jeunes, de la fratrie,  des familles et des communautés en assurant une réponse holistique et centrée sur l’enfant.

LE ROLE DES APS ET CMES

De manière générale, tous les enfants en détresse bénéficient d’une écoute attentive et une orientation quand c’est jugé nécessaire. Mais spécifiquement dans certaines zones d’intervention notamment à Bujumbura-Marie, Mwaro, Rumonge, Rutana, Ruyigi, Makamba  et Bururi, les assistants psychosociaux ( APS) ayant une formation spécifique en psychologie ou ayant eu des formations en écoute psychologique se trouvent intégrés dans une cellule appelée “CMES” une structure communautaire pour la protection des droits de l’enfant.  Ces APS se font aider par les psychologues et les autres experts pour une réponse holistique à l’enfant/jeune. APEDEC dispose des coins d’écoute psychosociale ( CEP). ces CEP sont des lieux privilégiés pour le travail de synthèse et de partage des situations nécessitant des interventions pour les CMES. Les CEP sont des espaces dans la communauté où les APS et les Psychologues font une assistance psychosociale ( écoute-orientation- plaidoyer).

RECHERCHE ET PLAIDOYER POUR LES FILLES-MERES

La prise en charge psychosociale est vraiment nécessaire pour les jeunes filles et garçons en situation de détresse ou à risque dans toutes les provinces où intervient APEDEC. Par exemple en 2014, en commune Vyanda ( Bururi) APEDEC via ses CMES a écouté et pris en charge plus d’une dizaine de jeunes filles en détresse et sans prise en charge parentale et qui avaient été engrossées par des personnes qui se disaient bienfaiteurs mais non localisables et inconus de la localité. Par après, APEDEC a fait une enquête pour se rendre compte de la gravité de la situation. Imaginez! Sur deux collines Ntunda et Bugeni, 64 filles-mères ayant mis au monde 80 enfants naturels, parmi lesquel on a compté plus de 16 cas de récidive. Ces filles-mères vivaient dans des familles soit pauvres, soit indifférentes à l’éducation, des familles où un des parents ou des substituts parentaux est agressif,   soit dans des familles instables, …où réellement la protection n’est pas rassurante à toutes les étapes de la vie de la jeune fille.  C’est une situation très alarmante qui nécessite une intervention musclée afin d’arrêter ce phénomène. APEDEC a informé beaucoup de responsables administratifs et scolaires pour qu’ils conjuguent les efforts de manière synergique mais en vain.  Malheureusement, en 2017 la situation est allait grandissante et a montré que les chiffres allaient se doubler malgré les efforts consentis et les interventions limitées d’APEDEC. APEDEC prévoit faire une autre enquête en 2019;  et là , elle va crier deux fois plus au secours!

LA PRISE EN CHARGE COMMUNAUTAIRE DES JEUNES RAPATRIES

APEDEC a pris en main de manière spécifique la prise en charge communautaire et holistique des jeunes rapatriés des communes Gisuru, Kibago, Mabanda et Nyanza-Lac . Ceci pour dire qu’APEDEC se réfère sur les “3 S” d’intervention  ( santé mentale, santé physique et santé financière). 120 jeunes ont déjà bénéficié du projet de réintégration socio-économique des jeunes rapatriés et des membres de la communauté d’accueil.

2. Santé

b. Santé sexuelle et reproductive des jeunes

APEDEC organise des séances d’éducation et de conscientisation sur différentes thématiques comme l’éducation sexuelle en faveur des jeunes pour améliorer leur  santé sexuelle afin de limiter les abandons scolaires et les grossesses/naissances non désirées. Ainsi, elle dote les jeunes des connaissances, des compétences, des attitudes et des valeurs leur permettant de jouir de leur droit à la santé, au bien-être et à la dignité ; de développer des relations sociales et sexuelles respectueuses ; d’examiner de quelle manière leurs choix affectent leur propre bien-être et celui des autres ; et de comprendre et d’assurer la protection de leurs droits tout au long de leur vie. Pour les  jeunes filles que nous assistons, cela leur permet d’éviter des grossesses non désirées et trop précoces qui conduisent souvent à des avortements clandestins avec leurs corollaires de complications conduisant souvent à l’infécondité et à la mortalité.

c. Santé communautaire

L’APEDEC s’occupe de trois éléments essentiels pour la vie communautaire et qui renforcent les droits et le bien-être de l’enfant : leau, l’hygiène et l’assainissement (WASH). Ils sont souvent regroupés en raison de leur nature interdépendante pour définir un secteur de plus en plus important. Signalons que ces trois sont interdépendantes, bien que chacun représente un champ d’action séparé. Par exemple, sans toilettes, les sources d’eau sont contaminées ; sans eau propre, la pratique d’une hygiène élémentaire est impossible. APEDEC essaie de mener des sensibilisations des communautés rurales et celles des bidonvilles pour la promotion de leur santé par le biais du respect et la mise en application des mesures relatives à l’amélioration de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.
Environ 5750 ménages et 600 écoles primaires et secondaires ont été touchés réparties dans 9 provinces à savoir : Bujumubura, Bujumbura-Mairie, Cibitoke, Mwaro, Makamba, Bururi, Rumonge, Kayanza et Rutana.